Voici l'article de "Libé" sur les émeutes liés à la "fête" du Beaujolais dans les rues grenobloise dans lesquel nous étions en interventions hier et ou nous avons vécu en direct les pérégrinations d’étudiants en manquent d’émotion révolutionnaire avec pour exutoire un mauvais rouge qui tache et qui maintenant pique les yeux… Belle image de Grenoble que nous donne ces merveilleux avinés, dépourvuent de sens festifs et épicuriens...

"A Grenoble, pour la troisième année consécutive, l'arrivée du beaujolais nouveau a donné lieu à des affrontements, sans gravité, entre étudiants et policiers.

Les étudiants grenoblois ont-ils le vin mauvais ou bien le beaujolais nouveau est-il un tord boyaux ? Les deux mon capitaine. Jeudi soir, dans les rues joliment moyenâgeuses du vieux Grenoble, les étudiants nombreux dans cette ville universitaire avaient commencé par fêter «dans la joie et la bonne humeur» l'arrivée du Beaujolais nouveau. Mais les effets de ce dernier sur l'organisme sont imprévisibles.

Il était passé minuit de 25 minutes quand les pompiers ont été appelés suite à une bagarre dans la vieille ville. Un homme était blessé. Ils s'occupaient de lui, semble-t-il, quand des jeunes gens avinés s'en seraient pris à leur véhicule d'intervention, indique le commissaire Jean-Claude Garin aoppelé par les pompiers..

Mais lorsque les policiers arrivent, la plupart des étudiants qui sirotent leur bouteille de beaujolpif dans les bars du côté de la Place aux herbes et du carré aux Clercs ne sont pas au courant de l'agression dont ont été victimes les pompiers. Surgissent des cars de CRS. Et tout se précipite.

La tradition estudiantine veut que chacun , une fois bue sa bouteille de Beaujolais nouveau, la casse. Certains, se sentant agressés dit un témoin, ont balancé leur bouteilles sur les CRS. Les forces de police décrites comme nerveuses par certains étudiants ont répondu par des tirs de flashballs, des lacrymos. «Ca canardait dans tous les coins» témoigne un étudiant en architecture. Installés dans un bar irlandais, les pompiers n'ont eu à soigner que des bobos superficiels. Trois policiers et deux CRS ont été légèrement blessés. Une vingtaine de personnes ont été interpellées.

A 4 heures du matin, le calme est revenu. Les service de nettoyage municipal ont mis de l'ordre dans les rues jonchées de poubelles renversées et de bouteilles brisées. Mais on ne compte aucun voiture brûlée, pas même une poubelle. Au lever du jour dans la vieille ville, toute propre, le marché de la Place aux aires pouvait se tenir comme à l'accoutumé. Mais on croisait encore dans les rues des étudiants portant sur leur visage les traces de cette nuit alcoolisée et explosive.

C'est la troisième année que l'arrivée du Beaujolais nouveau met les rues de Grenoble en émoi. Mais cette nuit cela a été plus loin. Le début d'une chaude tradition ? "

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