KADER ATTIA : Tsunami... JONATHAN MEESE, Mama Johnny...

Le magasin (Centre National d’Art Contemporain) nous régale à chaque fois dans le choix de ces artistes…

Kader Attia a créé spécialement une seule œuvre pour l’espace central du MAGASIN, qu’il a intitulée Tsunami. Immense vague en tôle d’aluminium, elle atteint 12 m au point le plus haut, 14 mètres de largeur et une longueur de plus de 40 mètres.

Kader Attia est né en banlieue parisienne en 1970 où il a grandi dans l’ambiance cosmopolite et multiculturelle de Sarcelles. « Son art s’enracine dans les liens complexes entre l’Orient et l’Occident, il reflète toute la tension du choc entre ces deux mondes différents, une culture nord-africaine déracinée et une culture occidentale et séductrice fondée sur la consommation. Profondément ancrée dans cette dualité, son travail met en oeuvre une critique sociale à l’aide de la sculpture, de la photographie, du dessin, de l’installation et de la vidéo ; son style réfléchi que colore sa souffrance personnelle, oscille entre humour et désespoir. »

Avec le temps, le travail de Kader Attia tend à plus d’abstraction. Il met notamment en scène des installations qui interrogent le spectateur sur ses fantasmes et ses phobies.

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Mama Johnny, tel est le titre choisi par Jonathan Meese pour cette exposition où le visiteur est plongé dans un univers où s’accumulent entre autres choses peintures, sculptures, photographies et qui produisent comme dans Kokain¹ qui est présentée dans l’Auditorium une sorte d’œuvre d’art totale.

Né en 1971, il appartient à cette scène artistique allemande actuelle qui plonge ses racines dans la « punk attitude » de la génération précédente (Kippenberger, Büttner ou encore Albert Oehlen par exemple) et qui se nourrit d’une multitude de références empruntées à l’histoire allemande, aux médias, à l’art.

L’œuvre de Jonathan Meese parle de son temps et de sa sensibilité.

Dans un même temps, l’artiste dialogue avec ses pairs. Trois salles de cette exposition présentent les œuvres qu'il a créées avec ou qu’il dédie à Albert Oehlen, Daniel Richter ou Jörg Immendorff. Avec ce dernier qu’il considère comme son mentor, il partage « le doute profond qu’ils nourrissent à l’égard du rôle de l’artiste et de l’art d’aujourd’hui, à leurs yeux aliénés et introvertis »³. Rôle et responsabilité de l'artiste qu'un certain nombre d'artistes allemands ont questionné, repensé en relation avec l'histoire de leur pays. ///html gemmani-meese.jpg

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