Cette neurasthénie nationale que l'on appelle l'Anti-France

Alors qu’un certain Olivier Besancenot, «starisé et BoBoisé » à outrance, essaye comme il le peut de récupérer mollement son principe émeutier sur la base des couvre-feux, il se fait tous simplement voler la vedette par un révolutionnaire d’un autre temps… Nicolas Sarkozy.

Détrompez-vous, dans cette révolution libérale qu’essaye d’orchestrer notre Ministre de l’Intérieur, je ne vois pas grand chose de positif si ce n’est que de provoquer un peu plus rapidement l’émergence de ce malaise qui stagne et pourri depuis plus d’une trentaine d’années dans ces cités et que tous les gouvernements, dans cet échec, n’ont réussi à enrayer.

Les Français sont las ; las du quotidien, las d’un pouvoir d’achat qui s’effrite de jours en jours, las de voir que la fracture sociale annoncée est maintenant un canyon et que les classes moyennes n’existent presque plus, las de voir un système de santé se réduire à peau de chagrin, las de voir les fondements de notre République s’étioler vers un Anti-France grâce à des élus que la carrière, la présence et la place dans un microcosme sociétale préoccupent plus que le quotidien de chacun.

Lassitude de vivre correctement… lassitude pour certains de vivre tous court…

Et Nicolas Sarkozy en ferait-il un terreau de ressentiments, dans ce ras le bol collégial, pour ses élections à venir ?

L'unicité de ce discours est devenue effarante.

Effrayante. Aucun cliché, jamais, aucun slogan, même sous Pétain, n'avait sans doute atteint une telle puissance que celui-là : « La France, ce pays de merde. »

A l'origine idéologique, le propos est devenu mécanique.

Constitutif du « sarkozysme » et de son exécration du « modèle français », il irradie dans toutes les directions, y compris à gauche. Du masochisme antinational de grand-papa, hérité de l'extrême droite célinienne et de l'extrême gauche archéotrotskiste, on est passé à un véritable phénomène psychanalytique de « haine de soi » qui stupéfie les étrangers de passage dans notre pays.

Car ici réside, en vérité, la véritable « exception française ».

C’est ainsi qu’un ministre de la République, qui représente donc l’Etat parle de nettoyer au « karcher » et de « racaille » afin de stigmatiser certains « jeunes de banlieue ».

Le terme de nettoyage a une connotation historique pour le moins nauséabonde et dans une terre de résistance comme celle de Grenoble, elle nous invite simplement à dire NON.

Mais nous sommes tellement habitués aux « dérapages » du Ministre de l’intérieur et de l’aménagement du territoire, camouflés en « parler vrai » que d’une erreur, il en fait une tribune populiste et démagogique de façon à s’attirer les faveurs des Français et plus particulièrement de ceux qui ne côtoient pratiquement jamais ces lieux… mais qui en parlent si bien.

Des paroles qui partent en fumée et nous n’en récoltons que des cendres.

J’étais sur le terrain ce dimanche dans la nuit, dans les rues de Grenoble, dans le quartier Mistral et Louise Michel, et nous pouvons témoigner de la bravoure de ces femmes et de ces hommes, policiers comme pompiers, éreintaient, physiquement et moralement, mais toujours prêt à servir la vigilance et la sécurité publique.

D’un sentiment d’insécurité on cultive encore la peur pour mieux manipuler les masses, par voix médiatiques, mettant encore une fois cette minorité de répréhensible en exergue, se donnant pour compétition de brûler et d’endommager le plus de voitures et de bâtiments possibles, et cela, par voie de presse..

Un véritable Interville en directe pour délinquants.

Quand je parlais d’une Star Académisation du pouvoir politique dans un précédent article, il y a le même besoin de reconnaissance dans cette compétition, dans cette violence auxquels nous assistons actuellement.

Maintenant que le mal est fait, il faut gérer au plus vite cette paix sociale à retrouver et ce par tous les moyens possibles...

On ne peut faire des propositions sociales ou autres quand il y a le feu à la maison.

Peut-être que cette neurasthénie nationale est nécessaire dans la vie de notre peuple, dans l’évolution de notre état, pour qu’enfin en jaillisse un formidable renouveau.

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