Le revenu de solidarité active, mode d'emploi

Le dispositif imaginé par l'Ansa consiste à ne plus lier les aides sociales à un statut mais à un niveau de revenu.

De cette façon, les promoteurs du RSA espèrent en finir avec le phénomène des travailleurs pauvres tout en motivant les titulaires de minima sociaux.

Concrètement, un RMIste qui vit seul touche aujourd'hui 433 euros d'allocation.

En reprenant une activité payée au smic à quart de temps, c'est-à-dire environ 9 heures par semaine, il toucherait moins de 250 euros net.

Sans parler des aides au transport, au logement qu'il va perdre.

Pas de quoi l'inciter à sortir du RMI.

L'idée du RSA est de lui conserver un certain nombre de ces aides tout en maintenant une partie de l'allocation.



Ainsi, on garantit à cette personne un revenu d'au moins 780 euros par mois, soit l'équivalent du seuil de pauvreté pour un célibataire.

Ce montant de revenu augmente en fonction du nombre d'heures travaillées et de la situation de la personne.

Le dispositif, qui coûte plus cher que le seul versement du RMI, est un pari sur l'avenir.

Pour ses promoteurs, plus les RMIstes seront incités à reprendre une activité, moins les conseils généraux auront à verser d'allocations.

à suivre...

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.