Etre ensemble, pour imaginer une nouvelle façon d’agir, concrète, efficace, objective et solidaire.

Etre ensemble, pour construire à notre image, la ville de demain.

Je vous invite donc tous à imaginer Grenoble, mais à l’imaginer autrement.

Imaginer Grenoble libre, hors des limites partisanes, en réunissant toutes les forces de la ville vers le même objectif, vivre mieux, vivre ensemble.

C’est donc en homme libre que je veux explorer les chemins du renouveau et les perspectives d’avenir pour Grenoble.

Cette réflexion je la veux ouverte à toutes les personnes, toutes les associations, toutes les structures qui souhaitent s’investir dans le renouveau Grenoblois.



Je les appelle à me rejoindre, je les appelle à nous rejoindre.

Nous espérons tous pouvoir peser sur notre quotidien, je vous invite aujourd’hui à le faire.

Il est temps de tracer un nouveau sillon, d’oublier le passé et son cortège de vengeances et de revanches personnelles.

Une ville se nourrit d’avenir, d’ambition collective et Grenoble a besoin qu’une nouvelle génération de citoyens se lève et la prenne par la main.

Les élections municipales sont l’occasion unique de donner vie à cette ambition, de créer l’élan nécessaire au renouveau.

Cet élan je veux le trouver avec vous, avec toutes les Grenobloises et tous les Grenoblois qui veulent rendre à Grenoble l’oxygène qui lui manque.

Je le porterai également avec tous les mouvements politiques qui voudront nous soutenir, je pense bien sur à AUTREMENT, mais aussi au MoDem avec lequel je partage de nombreuses idées.

Pour construire demain, il nous faut dès aujourd’hui imaginer ensemble Grenoble autrement.

Pour cela, je m’engage à ce que le conseil municipal soit une vraie équipe, homogène et multipolaire.

Il n’y aura plus opposition et majorité qui s’affrontent, mais une unicité qui se réalise dans un travail collectif.

Il y aura donc 59 élus actifs dont certains seront désignés Maire adjoint en fonction de leur professionnalisme et de leur compétence reconnue dans un domaine municipal en dehors de toute logique partisane.

Pendant la campagne, la liste sera dotée non pas d’une seule tête de liste mais de plusieurs, chacune avec sa spécialité et ses spécificités, donnant toute sa dimension à la notion de Maire Adjoint.

Le seul but doit être l’efficacité et le meilleur service rendu aux citoyens.

Les commissions et le conseil municipal, donneront bien sur lieu à des débats démocratiques basés sur la recherche de la solution la meilleure laissant de côtés oppositions systématiques et ralliements stériles qui n’apportent absolument rien à l’échange.

Le maire et les adjoints seront astreints au principe du mandat unique.

Cela permettra un renouvellement de la vie politique.

Les élus départementaux ou nationaux (députés, conseillers généraux et régionaux…) seront invités à siéger dans certaines commissions et notamment au conseil municipal.

Ils pourront ainsi mieux s’imprégner des problématiques grenobloises et porter à l’appréciation du conseil les actions menées par eux au service de la ville.

Enfin, le statut du maire est à modifier.

On peut imaginer, des mandats de deux ans, avec un turn-over au sein des membres du conseil afin de renouveler l’action et l’énergie du 1er magistrat.

L’ancien maire rejoignant le conseil municipal dans une autre fonction (adjoint par exemple).

La retransmission des conseils municipaux se fera en direct par internet, avec possibilité pour les internautes de poser des questions en ligne.

POUR UNE POLITIQUE COMMUNALE D’EDUCATION PARTAGEE ET DE PROMOTION SOCIALE

Il s’agit d’une forme de nouvelle gouvernance en parallèle à une action municipale.

L’éducation est un enjeu traditionnel des politiques publiques en tant que fondement nécessaire à l’intégration et à la promotion sociale des populations précarisées.

L’action éducative, trop fréquemment traduite par la seule dimension scolaire, requiert un élargissement à d’autres vecteurs éducatifs tels que la culture, le sport, l’animation sociale…

Ce cadre d’actions prioritaires de la politique communale se justifie pleinement par la réalité des besoins sociaux.

Il doit se traduire, au travers d’un programme d’actions thématiques :

- une continuité de développement, de mobilisation et de renforcement de programmes d’accompagnement scolaire, - des services aux loisirs, - des équipements sportifs et sociaux, - des interventions culturelles, - proposer un autre regard sur la ville, sensibiliser les habitants à leur espace de vie, et les inciter à avoir une démarche participative et éducative sur les enjeux environnementaux.

Le maître mot doit être la proximité et l’objectif d’améliorer les outils dont disposent les structures d’actions sociales, les associations, notamment en direction des familles.

Cela nécessite la mise en place d’un projet communal global et cohérent avec l’ensemble des acteurs de l’éducation et de l’action sociale notamment les associations, les institutions, et le public.

Ce partenariat doit s’établir autour d’objectifs communs, notamment le développement et la socialisation de l’individu par la prévention et l’apprentissage de la citoyenneté.

Les partenaires développeront, examineront et suivront les projets proposés par l’intermédiaire de groupes de réflexion.

L’INTERNET POUR TOUS

Développer l’accès à l’internet pour tous de façon à :

- Faciliter l’accès à l’information et au développement intellectuel et critique de chacun, - Relayer par ce biais les informations de la ville, des quartiers, des bailleurs sociaux, voir des syndics d’immeubles. - Retransmettre les conseils municipaux, les AG des conseils de secteur et union de quartiers, avec possibilité pour les internautes de poser des questions en ligne, - Favoriser le lien social avec personnes isolées, âgées ou à mobilités réduites, avec la vidéo en ligne ou des systèmes d’alarme via le net, - Gérer sa consommation d’eau d’électricité ou de gaz…

Un exemple :

Depuis le 10 janvier, 835 foyers HLM situés à Dunkerque et dans les communes environnantes (Nord-Pas-de-Calais) bénéficient d’un accès internet au débit minimum de 512 kilobit par seconde facturée 5 euros par mois.

Il s’agit de la phase expérimentale du projet Domitil dont l’initiateur est le cabinet parisien de conseil en informatique Equitia.

Le déploiement du réseau, réalisé par la filiale d’EDF, Edev CPL Technologie, a été subventionné en totalité par les pouvoirs publics, à commencer par cinq bailleurs sociaux locaux (organismes de gestion des HLM) qui ont investi 127.000 euros. La communauté urbaine de Dunkerque et le Fonds européen de développement régional ont débloqué chacun 80.000 euros. Enfin, la Caisse des Dépôts et l’Union social pour l’habitat (structure national des organismes HLM) ont investi 30.000 euros. En complément de l’accès internet, l’infrastructure réseau servira également, dans les mois à venir, à aider les foyers à gérer leur consommation d’électricité et d’eau. « Des capteurs sont installés sur les compteurs d’eau et d’électricité.

Les relevés sont consultables en temps réel en ligne, comme un compte en banque ». Un système d’alerte sera aussi mis en place en cas de fuite. Pour les foyers dans l’incapacité à s’équiper en informatique, un partenariat a été passé avec l’Association francophone des utilisateurs du Net (Afnet).

Dans le cadre de son programme Internethon, basé sur la redistribution de PC usagés, quelque 200 ordinateurs sont mis à la disposition des foyers les plus démunis participant à l’expérimentation du projet Domitil.



Si ce test est positif et se traduit par une réelle demande, la communauté urbaine de Dunkerque envisage de l’élargir à l’ensemble de son territoire, qui compte environ 60.000 foyers en logements sociaux.

Une rencontre est déjà prévu début juillet avec Stéphane GEMMANI, pour étudier la faisabilité de ce dispositif sur Grenoble.

Le logement social et l’accès à la propriété :

- Faire un audit sur le logement social, - Aider les anciens bénéficiaires en capacité d’investir à accéder à la propriété de façon à libérer des logements pour les plus nécessiteux, - Rendre accessible la propriété de certains logements sociaux, - Attribuer d’office la propriété d’un logement social à une personne, une famille qui y réside depuis des décennies, et qui de part le paiement de ses loyers, a souvent payé 2,5 à 3 fois le prix de l’appartement.

L’hébergement d’urgence :

- Inter communaliser l’hébergement d’urgence pour le rendre qualitatif et quantitatif, de façon à résorber la grande précarité.

Diversifier l’économie grenobloise pour le redynamiser :

- Ne pas tout miser sur la monoculture scientifique - Diversifier le panel économique de Grenoble, afin d’anticiper les risques de faillites économiques, humaines et sociales qu’ont connu d’autres bassins d’activité (Ex : charbon, acier, tissu,…) - Favoriser et diversifier le commerce grenoblois ( c’est un vecteur de vie sociale harmonieuse et de sécurité de tous). - Lutter contre l’implantation de nouveau grand ensemble sur la périphérie grenobloise (Ex : AUCHAN à Saint Nazaire les Eymes). on peut se poser la question de la nécessité d’un nouveau centre commercial, au moment ou le commerce de proximité va mal dans une région parmi les plus denses de France en hypermarchés. Le commerce Grenoblois ne doit pas en payer le prix une fois de plus.

Les déplacements et l’urbanisme :

- Maîtriser l’urbanisme grenoblois. La création du PLU grenoblois a entraîné une densification progressive du Centre ville de Grenoble, qui est déjà l’un des plus dense de France. - Préserver les espaces verts comme Blanche Monnier à l’Île Verte, Bajatière, caserne de Bonne, parc Vallier, qui disparaissent progressivement au profit d’opérations immobilières publiques ou privées, - Programmer l’évolution du parc immobilier dans le respect des quartiers et des habitants en anticipant sur les équipements publics nécessaires aux nouvelles populations.

La Rocade Nord :

Alors que le Conseil Général, la Mairie de Grenoble et la Métro ont déjà retenu le projet dit «CUMIN» qui trace une autoroute au cœur de la Tronche et St Martin le Vinoux, les habitants se sont regroupés au sein de divers collectifs pour dénoncer cette voie de fait.

Le projet COGNET, projet alternatif plus en amont de l’agglomération, qui a l’avantage de ne pas consommer d’espace urbain et d’éloigner les véhicules de l’agglomération, n’a même pas fait l’objet d’études sérieuses.

Au lieu de cela, on nous annonce une consultation des habitants au beau milieu de l’été. On voudrait les mettre devant le fait accompli qu’on ne s ‘y prendrait pas autrement.

Il faut refuser un projet bâclé qui fait pénétrer les véhicules au cœur de ville pour étudier les solutions de long terme en amont du centre urbain. Les habitants doivent se prononcer.

- Développer la Rocade Nord dans une perspective de « long terme », avec une vision sur le siècle à venir, avec un référendum d’initiative populaire préalable des habitants en évitant de les mettre devant un fait accompli, et en leur proposant équitablement plusieurs projets budgétisés.