L’insécurité, la violence et le déboussolage des armées est directement responsable de la privation, et affecte aussi l’action médicale, donc la vaccination ainsi que l'éducation.

1 enfant sur 5, parmi les moins de 5 ans, présente des signes de malnutrition, retards de croissance, maigreur. Si le taux d’allaitement maternel exclusif est passé pour les moins de quatre mois de 17% en 2000 à 34% en 2006 (ce qui est a priori une bonne chose) c’est bien souvent hélas parce que les mères n’ont pas d’autre moyen de nourrir leurs bébés.

L’accès aux soins de santé préventifs est en déclin, à l’image de l’abandon des vaccinations de routine.

Si 83% des enfants en âge d’aller à l’école primaire sont scolarisés, 30% seulement achèvent leur cycle. Le chiffre descend même à 21% dans les campagnes. Et on est loin de la parité : il n’y a que 44 filles à l’école pour 100 garçons.

Ces privations s’expliquent par l’insécurité :

Aller à l’école représente un risque, certaines familles n’y envoient pas leurs enfants.

En raison du climat de violence permanente et de la vulnérabilité des écoles à la violence, et de crainte d’être maltraités, enlevés ou blessés par des groupes armés, les enfants ne vont plus à l’école. Le fait que des enseignants soient pris comme cibles et fassent l’objet d’actes de violence et de demandes de rançon a sérieusement affecté l’éducation dans les écoles. Le taux d’abandon scolaire dans le primaire est de 3,6 %, le taux de fréquentation scolaire de 76 %.

La violence a laissé beaucoup de mères seules pour s’occuper du foyer.

Les déplacements de populations (internes et externes) se poursuivent quotidiennement.

Et les chiffres se sont probablement aggravés étant donné la dégradation de la situation du pays.

Les actes de violence ont fait plus de 9.350 morts et 15.809 blessés en Irak depuis de début de 2007, a rapporté une enquête indépendante réalisée par le réseau Irak Sans Violence.

Des femmes et des enfants représentent plus de 41% des personnes tuées et blessées en Irak.

21% des 13.193 actes de violences ont été perpétrés par les forces de sécurité irakiennes, 34% par les troupes américaines et 45% par des islamistes armés.

Les tensions interethniques sont à l'origine de 55% des actes de violence alors que 45% des attentats sont provoqués par la "présence de troupes d'occupation en Irak", selon l'enquête.

Dans le même temps, ces tensions interethniques et les violences ont obligé 11.763 familles de quitter leurs foyers en 2007 pour se réfugier dans d'autres régions du pays ou à l'étranger.

Près de 1 000 familles ont quitté leur foyers à Haditha, dans l’ouest de l’Irak, suite au déclenchement d’une opération militaire dirigée par les Américains afin de chasser les insurgés de la ville et les obliger à descendre vers la vallée de l’Euphrate, ont déclaré des personnes résidant dans cette zone.

Signe du lien entre violence et mauvaise condition des enfants, les difficultés ne sont pas les mêmes dans tout le pays.

Dans les provinces kurdes, qui connaissent une relative stabilité, les indicateurs sont plutôt en progrès, surtout en zone urbaine.

Le sud et le centre (en particulier Bagdad) voient une nette détérioration de l’accès aux services de base.

Le sud continue à présenter les effets d’une pauvreté endémique.

Le Gouvernement a commencé à faire face aux problèmes auxquels les enfants sont exposés en Iraq, avec l’aide de la Commission de la protection de l’enfance.

Celle-ci a constitué un comité qui a recommandé au Gouvernement de signer le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés.

Le Gouvernement Irakien, a demandé à maintes reprises à la communauté internationale et à tous les organismes compétents des Nations Unies de lui prêter appui et assistance pour soutenir les efforts déployés pour assurer la sécurité et le bien-être des enfants dans le pays.

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