Il nous faut parcourir parfois des faits avec plus de raison que d'émotion.

Il y a, dans ces polémiques et dans encore une fois, cette surmédiatisation d’un fait, (que les écoles formant nos futurs communicants appelleront d’ici peu une « sarkozysation »), le risque de dénigrer la mémoire des morts.

Rendons les à leur contexte.

Affranchissons les, des récupérations partisanes qui on eut lieu ces dernières semaines.

Les morts aujourd'hui célébrés ne doivent leur grandeur qu'à eux-mêmes, à leur impensable sursaut d'humanité dans une époque où le politique faisait primer l'idéologie sur l'individu.

L'engagement massif du Parti communiste dans la Résistance après le printemps 1941 est un fait incontestable.

Mais que l’appartenance de Guy Môquet devienne cette excuse de pseudo ouverture faisant flirter le chef de l’état à un certain Valhalla politique, m’attriste profondément.

Aucun parti ni mouvement, ne peut et ne doit s'attribuer la paternité exclusive de la Résistance, qui plus est lorsqu'il s'agit de décrire à un demi-siècle de distance, certain autre bord de l'échiquier politique comme l'héritier quasi-naturelle de la France de Vichy.

C'est cela qui offense véritablement l'histoire et la mémoire de l’ensemble des résistants.

Tous les partis de l'époque se sont fourvoyés avec l'occupant et le régime vichyste, de droite comme de gauche, en attestent, notamment le vote des pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940.[1]

La résistance[2] a été une conjugaison d'humanités, asexuées de toute appartenance clanique, et non pas le produit d'un Parti en particulier.

Aussi, si l’on entend rendre un hommage légitime au jeune Guy Môquet, en faire cet acte vertueux, épris de courage et de sagesse, on ne peut raisonnablement se satisfaire d’une lecture partisane du moment de l’Histoire.

Et peut être même, que Nicolas Sarkozy, était animé d’une réelle énergie, d’une impalpable émotion, sans volonté manipulatrice… J’en doute…

Quiconque se sert de l'épée périra par l'épée, pourrait méditer, maintenant et plus que jamais, le chef de l’état…

Soyons vigilant, et ne faisons pas de la duplicité, un hommage à l'intérêt.

Notes

[1] 569 voix contre 80 (17 abstentions et 184 absents)

[2] Résistance intérieure française

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