L'immanquable rendez-vous de l'intercommunalité vers l'action sociale

Voici ma tribune pour le groupe MoDem dans les Nouvelles de Grenoble de ce mois.

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"Nous entrons dans un nouveau cycle où nous sommes destinés à vivre plus nombreux au cœur de nos villes, dans lesquels nous serons de plus en plus confrontés à des drames de santé publique et de pauvreté. Les plus fragiles, en manque de liens sociaux, connaîtront graduellement ces difficultés. Nous devons sortir des schémas délimités, et réfléchir à la promotion d’un type de société différent.

S’il est un champ d’intervention pour lequel l'édification d’une politique à l’échelle intercommunale est pertinente, voire fondamentale, c'est l'action sociale, car l’effort partagé est la vocation de chacun.

L’exclusion s’avère structurelle, pas uniquement conjoncturelle, et la gestion de cette forme de désinsertion ne renvoie pas strictement à un problème social, économique ou sanitaire. La grande exclusion est liée à notre développement. Plus les personnes souffrent de l’exclusion durablement, plus elles connaissent des troubles somatiques et psychiques qu’il convient alors de prendre en compte dans les politiques d’hébergement.

S’occuper de la grande exclusion n’est pas simple et nécessite que des domaines spécialisés n’ayant pas l’habitude de collaborer, acceptent d’associer leurs moyens et de coordonner leurs actions.

Des solutions alternatives doivent donc être trouvées «intercommunalement» pour ceux qu’il n’est pas possible de laisser seuls sous un toit, en créant un outil unifié.

La création d’un Centre Intercommunal d’Action Sociale, ne sonne pas le glas des CCAS des communes membres, mais cette compétence optionnelle, permet de ne transférer que certaines parties des capacités, et de garder les autres au sein des CCAS. Ainsi, il permet de jouer sur les complémentarités entre les actions des CCAS et celles réalisées par ce CIAS. Il devient un lieu de développement et de coordination des réponses aux difficultés sociales du territoire concerné, et permet des gains d’échelle et d’efficacité. Il permet également de n'aliéner que ce que les communes ne peuvent ou ne souhaitent pas faire au local et/ou jugent plus pertinent que cela soit exercé au niveau intercommunal, le conseil général pouvant s’appuyer sur ce nouvel acteur pour mettre en œuvre les compétences qui lui sont dévolues par la loi et que les lois successives ont renforcées.

Nous ne pourrons maintenir un haut niveau de solidarité si nous ne sommes pas animés par ce sens élevé de l’intérêt commun, sans hypothéquer ni différer sur nos enfants, toutes les retombées de ces enjeux." NDGseptembre2008.jpg

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