Christine Lagarde a annoncé sa candidature au poste de directeur général du FMI en remplacement de Dominique Strauss Kahn, démissionnaire suite à ses ennuis judiciaires.


Lagarde liée à des affaires embarrassantes par BFMTV

Les risques judiciaires qui pèsent sur Mme Lagarde dans le règlement de l'affaire Tapie soulignés tant par le procureur général de la cour de Cassation que par la Cour des Comptes et sans préjuger des conclusions font peser une lourde incertitude sur la capacité qu'elle aura à conduire la direction du Fonds Monétaire International jusqu'à son terme.

Sans nier les compétences et l'expérience de la ministre, la philosophie ultra libérale qu'elle a toujours défendue ne semble pas compatible avec les attentes actuelles, notamment par rapport aux problématiques économiques rencontrées par de nombreux pays aussi bien en Europe que dans les pays en développement.

Mme Lagarde n'est peut-être donc pas la mieux placée pour conduire les réformes qui s'imposent pour modifier radicalement le fonctionnement du FMI et en faire une institution adaptée aux grands défis planétaires et jouissant d'une réelle légitimité démocratique en tenant compte du poids croissant des pays du Sud.

Parmi ces défis la transition écologique des économies et l'adaptation des politiques industrielles en réponse au changement climatique pourraient être encouragées dans le cadre du soutien du FMI aux pays en crise. D'évidence, Christine Lagarde, peu encline au dirigisme économique, ne porte cette vision du changement.

Est-ce un risque que la France devrait prendre ? ; j'en doute...

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