Pourquoi je soutiens Corinne Lepage...

Ambiguïté encore, ambiguïté toujours...

L'ambivalence et l'ambition personnelle ne font pas un projet pour la France. Celui qui se devait de rassembler a surtout réussi tout au long de son périple politique à faire le vide autour de lui. Il demeure aujourd'hui encore un homme seul qui n'arrive qu'à attirer, au moins pour l'instant, les déçus du sarkozysme dans un rôle dont a rêvé un temps Jean-Louis Borloo.

Visite de Corinne Lepage à Grenoble, le 18 novembre 2011

Il ne veut pas sortir de ce clair-obscur ; telle est sa responsabilité politique. Ce ne sont pas mes convictions. Quand on est un responsable politique, on fait des choix, on tranche, on arbitre. François Bayrou nous a fait le coup en 2007. Je m'attendais à un peu plus de courage politique et à moins de narcissisme, alors qu'un mouvement comme le nôtre à été fondé sur les fonds baptismaux d'un rassemblement quels que soient les horizons et les cultures politiques. Comment François Bayrou peut-il rassembler en dénigrant les deux camps ?

Quand j'ai décidé d'adhérer au MoDem, j'ai décidé d'entamer l'aventure d'un idéal politique, d'un rassemblement universel auquel j'aspirais depuis longtemps. Je n'ai pas adhéré à un mouvement « Bayrouiste », mais à une dynamique collective.

2012 n'est pas 2007... La stratégie a changé et nous revenons à l'ancienne UDF, avec les « amis » de Nicolas Sarkozy qui ont la conviction que le naufrage se profile ; ils prennent donc la chaloupe Bayrou, qui devient l'alternative à droite, en se projetant comme un rempart à François Hollande.

Sur un plan local, la fédération de l'Isère est moribonde, gérée sans partage, sans débat, sans communication, dans une volonté d'exclusion, avec pour seul objectif celui de mieux légitimer des voyous sans convictions.

J'ai été depuis 2006 de tous les combats pour accompagner la construction et l'assise de notre mouvement tant sur le plan national que sur le département de l’Isère. Suppléant aux législatives de 2007, candidat aux cantonales de 2008, candidat élu dans la majorité sous l'étiquette MoDem aux municipales de Grenoble en 2008, encore membre à ce jour du groupe MoDem à la Ville et portant haut et fort nos couleurs, sur la ligne et en soutien inconditionnel à François Bayrou, depuis le début du mandat.

Aujourd'hui je ne crois plus en ce que certains on fait du « MoDem ». Mais, je n'en démissionnerai pas. Je leur laisse, pour une fois, cette responsabilité, si tel est leur désir...

Je n'y retrouve plus mon âme. Le citoyen engagé que je suis, plus proche de la société civile que des partis, renonce à influer pour moins d'absolutisme et dénonce le fonctionnement du mouvement qui n'a de démocrate que le nom.

Néanmoins, les valeurs qui m'ont attirées au MoDem sont intactes dans le discours de Corinne Lepage ; pas de culte de la personnalité, de vraies propositions et non des postures, une prise en compte naturelle des enjeux environnementaux.

Et enfin, une attitude sans équivoque pour le deuxième tour.

Commentaires

1. Le mardi 6 mars 2012, à 21 h 26 par Carl

Je rejoins votre analyse et approuve malheureusement le descriptif que vous faites de M.Bayrou. Le MoDem a été ma première expérience en politique et j'en ai été fort déçu. Dès la rédaction du texte fondateur, M.Bayrou a corrigé de façon unilatérale les statuts pour s'offrir une exposition surdimensionnée et loin de l'isée que je me fais de la démocratie.
Actuellement, je rêve à la fondation d'un parti nommé "République Durable" qui serait fondé sur 2 principes : la république et le développement durable. Peut-être y viendrai-je un jour...

2. Le mercredi 7 mars 2012, à 08 h 47 par LUDO38

Bonjour Stéphane,

Je suis heureux que tu aies enfin eu la lucidité d'esprit nécessaire pour comprendre où BAYROU emmenait le MoDem. Pour un démocrate, il a plutôt des méthodes de dictateur : Seul candidat à l'élection de la Présidence de son parti, exclusions en séries ( PDL, toi et d'autres peut-être...), programme sans ligne directrice claire, improvisations, etc...

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