Communiqué - Vichnievsky/Mignola doivent harmoniser leurs chakras

Ce 11 mai au matin, j'étais en commission action sociale, politique de la ville et logement en région Auvergne-Rhône-Alpes...

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Pendant celle-ci, je me suis autorisé à poser quelques questions, et notamment sur la rénovation urbaine en convention ANRU (quartiers d’intérêt régional).

La région, plus exactement son exécutif, décide de baisser de façon conséquente et drastique ses financements.

Sur le seul périmètre de Rhône-Alpes, l’ancien exécutif consacrait 215 millions d’euros sur la durée du CPER (contrat de plan État-région) .

Cette nouvelle majorité décide de mettre 99 millions.

La raison évoquée est que cette dotation serait proportionnelle à la dotation de l'état, elle même en baisse.

Sauf que la somme globale de soutien aux quartiers difficiles, se retrouve amputé de 42 millions d'euros. Donc, mécaniquement, la baisse est bien réelle.

Somme qu’il réoriente vers un label régional dont on ne connait pas les critères d’éligibilité et susnommé "les PUR", Projet Urbain Région. Label dont la dénomination laisse à désirer et de plus qui n’existe nulle part ailleurs.

Ce "dispositif" serait destiné à financer bien des choses, mais quoi et comment et sur quels critères (?) : souhaitons que cela ne soit pas une fois de plus un dispositif permettant au président Wauquiez d'attribuer celle-ci dans les communes choisis par sa seule volonté.

Factuellement, la région déroge ici aux politiques de la ville habituelles.

Détails inquiétants ; aucune liste détaillée des communes du label régional n’est encore présentée.

Pour "les PUR", les objectifs ont l'air de s’éloigner de l’objet de la politique de la ville. Petit exemple, la région financera ainsi des « pistes cyclables », ce que les villes, métropoles et EPCI (Établissement public de coopération intercommunale) savent déjà faire.

Notons que les contrats de ville soutenus ne sont pas détaillés. Le fonctionnement est sans surprises, abandonné, et seules des projets pourraient être soutenus.

La région dit dorénavant intervenir «ponctuellement», ce qui signifie, en filigrane, un désengagement de celle-ci sur ces questions...

Une question me taraude donc :

Laurence Vichnievsky et Patrick Mignola soutiens plus que récents d'Emmanuel Macron, vice-président et composante de la majorité de Laurent Wauquiez, et malgré cela candidats aux législatives de la République En Marche, vont-ils continuer à voter de concert et soutenir les politiques de Laurent Wauquiez qui sont à l’opposé du projet de notre candidat élu à la présidentielle.

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