« Il faut se réunir. Quand on se divise, on perd... »

Le Grenoblois Stéphane Gemmani est conseiller régional d’opposition d’Auvergne-Rhône-Alpes.

Sa double étiquette LREM/Cap 21, il la revendique autant que son appartenance et sa fidélité au groupe “Socialiste, démocrate, écologiste et apparentés”. C’est pourquoi, il ne semble toujours pas avoir digéré ce qui s’est passé, il y a peu à la Région, lors de la dernière assemblée plénière et du renouvellement de la commission permanente.

« Nous perdons notre rang de première opposition face à Laurent Wauquiez »

« Quatre de nos collègues, avec qui on avait fait campagne, ont fait le choix de présenter une liste autonome sous la bannière de “La République en marche !” afin, disaient-ils, de faire entendre la voix de leur sensibilité politique. Sauf que cette désunion est, à mon avis, préjudiciable. Notamment parce que d’autres “marcheurs”, dont je fais partie, n’ont pas suivi cette démarche. Mais surtout parce que notre groupe d’origine passe désormais de 36 à 32 élus, alors que le Front national est à 34. Nous perdons donc notre rang de première opposition face à Laurent Wauquiez à la Région ! Nous perdons ce rang face à celui qui va devenir, après les élections internes chez Les Républicains, le principal opposant d’Emmanuel Macron sur le plan national. Cette démarche, qui affaiblit notre groupe et qui n’enclenche pas non plus une vraie dynamique, est dommageable. Car le seul groupe ayant perdu un siège en commission permanente est le nôtre, comme nous l’avions prédit. »

Stéphane Gemmani précise que c’est le genre d’erreurs qu’il ne faudra pas réitérer à Grenoble, alors qu’il est lui-même organisateur d’un groupe promettant l’alternance aux prochaines élections municipales dans la capitale des Alpes. « Au moment où la droite va se radicaliser, nous allons avoir un espace de large rassemblement pour les socialistes ; le centre-gauche, le centre et même au-delà.

« Il faut se réunir. Quand on se divise, on perd. »

Ève MOULINIER

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