M. Wauquiez a d’ores et déjà un bilan lourd en termes d’emplois dans la région. Plus de 1500 emplois détruits du fait de sa politique.

Le 23 août 2016, j’attirais déjà votre attention sur l’attitude de Laurent Wauquiez à l’égard de la formation professionnelle en Auvergne Rhône-Alpes : cliquer sur ce lien

Aujourd’hui, la situation s’est totalement dégradée au sein de la formation continue et professionnelle dans notre région auvergne Rhône-Alpes et plus particulièrement au sein du GRETA de Grenoble.

M. Wauquiez s’enorgueillit de faire 75 millions d’euros d’économies et explique qu’il s’agit de réduire le train de vie de la Région. Démarche populiste car derrière ce « train de vie » que M. Wauquiez veut mettre au pas, il n’y a ni gabegie, ni gaspillage.

Derrière ce « train de vie » tant décrié, ce sont des missions essentielles au service de l’intérêt général qui sont en train d’être démantelées et des centaines d’emplois qui disparaissent. Car lorsque l'on parle du budget de fonctionnement de la Région, il ne s'agit pas seulement du siège, de ses agents et des élus.

Le budget de fonctionnement de la Région intègre aussi et surtout le budget de fonctionnement de l'ensemble des structures (associations, syndicats mixte, secteur culturel, etc.) soutenues par la Région.

La formation professionnelle paye un lourd tribut de la politique de la droite régionale.

Celle-ci a détruit au minimum 700 postes dans le seul domaine de la formation professionnelle. Il ne se passe pas une semaine sans que la presse ne relate sur tous les territoires les difficultés des organismes de formation qui n'ont plus de financements : CERFOP de Roanne en sursis, CIDFF mis à terre, GRETA sur le point de licencier et suppression des postes dans les CTEF (coordination des acteurs de la formation et de l'emploi), etc. Au bout de la chaine, au delà des emplois détruits, ce sont des chômeurs qui n'ont plus de formation.

Par ailleurs, début septembre, le métier d’éducateur spécialisé a été retiré de la liste des métiers en tension, éligibles à la rémunération de fin de formation (RFF) qui aux demandeurs d'emplois de financer leur formation.

Pourtant, depuis 2013, le métier connaît une baisse continue du nombre de ses diplômés, de l’ordre de 5,8% selon les derniers chiffres du ministère de l’emploi alors même qu’il est relativement épargné par le chômage.

En dépit de cette réalité, l'exécutif régional a retiré le métier d’éducateur spécialisé de la liste des métiers en tension pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il est incompréhensible de voir retirer le métier d’éducateur spécialisé de la liste des métiers en tension dans notre région alors même que le métier attire moins et que les besoins sont grands. C'est encore une fois l'illustration d'une casse systématique du secteur de la formation professionnelle de notre région !

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  • 100 postes supprimés sur l'Académie de Grenoble
  • 12 postes au CIDFF (Centre d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles) de l'Ardèche et de la Drôme
  • 4 postes au GRETA Arve Faucigny à Bonneville (formation des adultes)
  • 2 postes au CTEF Comité Bassin Emploi Savoie (coordination des acteurs de la formation et de l'emploi)
  • 11 postes en sursis au CERFOP de Roanne

Mais les groupes de gauche du Conseil régional ne comptent pas laisser le président de la région détricoter dans l’ombre l’une des principales politiques régionales et déposent donc un recours auprès du Tribunal Administratif pour excès de pouvoir.

Le 29 septembre dernier, la commission permanente du Conseil régional Auvergne- Rhône-Alpes a approuvé un rapport qui redéfinit les objectifs et les principes du service public régional de la formation professionnelle. Cette politique majeure, destinée en particulier aux demandeurs d’emplois, a été prise en catimini en Commission permanente. Cette instance est censée n’être qu’une simple chambre d’exécution des politiques régionales qui réunit, à huis-clos, un nombre restreint de conseillers régionaux, sans aucune possibilité de débat.

Or, en application du règlement, ce texte aurait dû figurer à l’ordre du jour de l’Assemblée plénière pour permettre à la représentation régionale de débattre de ce texte et de pouvoir apporter des modifications à ce dispositif. De plus, contrairement à la commission permanente, l’Assemblée Plénière est la seule instance ouverte au public, à la presse et aux médias afin de leur permettre d’apprécier la mise en oeuvre des politiques régionales. C’est le principe même d’une démocratie ouverte. En outre, la Région s’est affranchie des demandes d’avis d’instances consultatives (CESER, CREFOP) alors que la loi l’y oblige.

Puisque la région refuse toute discussion et impose à la hussarde une transformation substantielle de la politique de formation professionnelle sans possibilité de discussion publique et transparente, nous déportons le débat au Tribunal Administratif et déposons un recours pour excès de pouvoir.

Au-delà de la méthode, c’est aussi et surtout l’avenir de la politique de formation de la Région qui interroge et inquiète. Depuis 2016, cette compétence régionale a été mise au régime sec avec, pêle-mêle, la baisse de 44 millions d’euros du budget formation, la suppression des politiques territoriales de retour à l’emploi, le refus de s’inscrire dans le plan formation de l’Etat, le non renouvellement des appels d’offre pour les organismes de formation, etc. La conséquence directe de cette politique conduit à la suppression massive d’emplois dans les structures de formation (GRETA, Missions locales, etc.).

Ainsi, la Région substitue une politique qui visait à élever le niveau de compétence des demandeurs d’emplois, à un service de formation professionnelle qui a pour seul objectif de répondre aux besoins des employeurs.

Au bout de la chaîne, ce sont les plus précaires et les plus fragiles qui paient la politique de Monsieur Wauquiez !

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