Intervention pour réduire la vulnérabilité et améliorer la résilience des territoires

Sous la pression des sinistres récents en France et à l’étranger, face à la demande sécuritaire de la population et au principe de précaution, les autorités étatiques et locales marquent leur volonté d’améliorer la prévention et la vision d’aborder la réduction des risques naturels.

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La réduction de la vulnérabilité des sociétés et des territoires face aux catastrophes naturelles est devenue un enjeu majeur Longtemps axée sur la connaissance et la maîtrise de l’aléa, la prévention s’oriente de plus en plus vers le contrôle de l’occupation du sol, la mise en vigilance des populations, la réduction de la vulnérabilité des biens et des personnes.

On a souvent le sentiment qu’il faut avoir été initié pour employer et maîtriser les concepts de résilience et de vulnérabilité. Les termes sont donc peu utilisés dans les débats locaux, parfois volontairement pour ne pas compliquer les discussions.

Par contre, les leviers techniques de la réduction de la vulnérabilité et de la résilience sont maintenant connus.

Mais ces leviers ne suffisent pas et pour nos interlocuteurs, la résilience est faite aussi d’une dynamique sociétale, collective et humaine qui doit s’organiser autour de la question des responsabilités de chacun.

L'emploi du mot « résilience » est toujours stratégique, et il y a une invitation derrière ce terme. Il annonce un projet, une prospective et une façon nouvelle de considérer l'urbanisation, l'agriculture, l’installation des réseaux.

Il annonce surtout un changement.

Quand la résilience aux inondations est perçue par les habitants et les acteurs locaux comme un objectif, quand par ailleurs, grâce aux retours d'expériences et aux capitalisations scientifiques, les leviers de la résilience sont énumérés et étudiés, quelle place et quel statut doit-on lui donner ?

A l’origine elle est une dynamique personnelle dont la durée et les moyens appartiennent à l'individu. Si la résilience territoriale relevait du même principe, on ne pourrait qu'observer les moyens que la société locale se choisit.

Mais si la résilience devient un objectif, et parce qu’aujourd’hui 79% de nos communes d’Auvergne-Rhône-Alpes sont exposées à un risque naturel, et parce que ses leviers sont connus, elle n’est plus une simple capacité. Les habitants et acteurs questionnent plus le statut du terme résilience que son contenu : et c’est comme cela qu’elle doit devenir une politique publique.

Le SRADDET est cette outil permettant de remettre en question l’aménagement du territoire.

Agir pour réduire la vulnérabilité du territoire, c’est comprendre qu’il nous faut maintenant réfléchir l’aménagement de notre Région comme autant d’échelons qui se font échos les uns aux autres, dans une forme d’interdépendance solidaire.

C’est pourquoi nous vous proposons d’amender le point I-1), en intégrant dans l’annexe « Fascicule des règles » une règle n°10 intitulée : « Objectif de réduction de la vulnérabilité du territoire », afin « d’améliorer la résilience du territoire face aux risques naturels et au changement climatique en privilégiant les principes d’aménagement exemplaire et innovant qui permettent de faire reculer la vulnérabilité du territoire…»

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