Construire une majorité d’idées... - Grenoble 2020 rejoint Olivier Noblecourt et Grenoble Nouvel Air

Le temps est aux changements de paradigmes, à l’effort partagé et à la responsabilité de chacun ; et la politique serait sans doute une chose bien plus accessible, plus captivante, si chacun des acteurs la ramenait d’abord à son contenu.

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Nous sommes dans une crise systémique ; et sans exonérer les acteurs politiques, on ne peut les rendre responsables de toutes les difficultés. Dans un monde où le temps est accéléré - notamment avec les réseaux sociaux -, nos sociétés sont happées par cette confrontation du court et du long terme, sous le feu permanent et nourrit d’injonctions contradictoires. Mais le réactif ne doit plus éclipser l’indigence du rétrospectif.

Faire de la politique, c’est rassembler toutes celles et ceux qui par conviction, dans un espace et un temps, veulent répondre aux défis sociaux, sociétaux et environnementaux auxquels nous sommes confrontés, et ce au sein d’une alliance de transformation.

Le processus que nous avons choisi de travailler depuis début 2016 avec notre collectif « Grenoble 2020 » et la formation politique écologiste « Cap 21 », s’est donné comme objectif la création d’une dynamique d’un genre nouveau ; un mouvement, de femmes et d’hommes de bonne volonté, d’horizons différents voir divergents parfois, autour d’une large coalition. Un rassemblement qui intègre dans ses rangs des représentants de la société civile, des personnalités politiques aux sensibilités différentes mais se complétant, et qui doivent coopérer enfin et véritablement ensemble.

Et même si l’exercice original et volontairement novateur n’était pas le plus simple dans un monde politique troublé, c’est ce plan, cette vision que nous dessinons depuis presque 4 ans avec notre collectif « Grenoble 2020 ».

Nous avons dans cette période, décidé de ne fermer la porte à aucune personne, ni à aucune formation qui nous paraissait vouloir répondre favorablement, et faire valoir d’abord l’intérêt de Grenoble au-delà des logiques partisanes obsolètes, tout en transcendant des divergences passées.

Parce que nous recherchons un rassemblement qui tourne le dos à la résignation et qui place la justice au cœur de la décision politique, nous nous sommes efforcé de porter localement cette dynamique dans tous nos travaux, nos discussions et nos engagements. Une dynamique qui doit être amplifiée à Grenoble grâce à cette capacité historique d’innovation locale. Une dynamique qui doit viser à produire des services plus justes, collectifs et vertueux, afin de garantir la sécurité pour toutes et tous.

Cette innovation « à la Grenobloise », c’est d’abord un état d’esprit, un processus de pensée qui doit se développer et permettre de renforcer cette cohésion sociale. Car ce n'est pas tout de gagner un débat : il faut ensuite surmonter le combat, réconcilier et construire ensemble. C’est une démarche qui nécessite de faire preuve d’humilité, afin de rechercher le compromis ; car c’est ainsi que nous pourrons de nouveau nous rassembler autour d’un vrai projet, ambitieux et réaliste.

Comme nous l’avons toujours souhaité au sein de notre collectif, nous devons échanger autour de nos différences comme de nos convergences, afin qu’un projet commun émerge en direction d’un mieux vivre pour toutes et tous sur notre territoire.

Les polémiques sans fin sur la nature des appartenances ne préoccupent guère que les professionnels de la politique. Les citoyens se moquent d’ailleurs de ces fictions péremptoires et politiciennes. La nouvelle majorité que nous souhaitons faire émerger doit être bien plus ouverte et créative que les clivages artificiels.

Et il y a des enjeux plus grands que la querelle des personnes.

Nous ne sommes plus là pour ne parler qu’à nos cercles. Ce temps est révolu. Nous devons parler avec les Grenoblois.es et avec tous les citoyen.ne.s de notre territoire. Face au repli sur soi et à l’isolement, nous devons restaurer la confiance, répondre par une politique sociale engagée et ambitieuse, avec des services publics forts et rénovés, des communications fluides et partagées, des réalisations qui bénéficient directement aux habitants.

La société de demain pour laquelle nous œuvrons, sera une société de partage et de prise de conscience de valeurs fondamentales, sans lesquelles nous continuerons d’hypothéquer encore un peu plus l’avenir de notre jeunesse. Et le temps nous est déjà compté...

Lorsque l’on parle d’environnement, on parle surtout d’un projet de société ; et on ne règlera pas cette impérieuse question, si on ne s’occupe pas aussi et avant tout, de l’injustice sociale. Il est difficile de demander à ceux qui sont en proie à des préoccupations immédiates, d’être en pleine possession de leurs moyens face à des enjeux de moyen terme. Cette lucidité est le devoir absolu de celles et ceux qui sont en responsabilités.

Cette solidarité indispensable, nous ne pourrons la maintenir à un niveau élevé que si nous sommes toutes et tous animés par l’intérêt général. C’est ensemble que nous aurons cette force nécessaire pour avancer dans un consentement mutuel vers une transition sociale et environnementale, en répondant avant tout aux préoccupations fondamentales des plus fragiles de nos concitoyens.

Au moment ou celles et ceux qui disent vouloir réformer le pays le font encore et toujours sur le dos des plus fragiles ; face à un Etat qui efface progressivement toute notion de protection et de solidarité de ses réformes ; face à cette droite extrême incarnée par Alain Carignon ; face aux cyniques et au risque d’alliances improbables de second tour, nous avons la responsabilité de protéger encore plus les Grenoblois.es et les Métropolitain.e.s, afin d’éviter un retour vers un passé et des jeux politiciens funestes, en menant dès le premier tour une liste d’union fondée sur une éthique républicaine, laïque et citoyenne assumée et sans faille.

Il s’agit de prendre à bras le corps l’enjeu des transitions climatiques, sociales et démocratiques.

Il s’agit d’offrir demain à Grenoble un visage social-écologique-démocrate, qui devra nécessairement se concrétiser également après-demain aux régionales et aux départementales.

Et parce que nous partageons les mêmes valeurs d’un humanisme social et d’une écologie responsable, notre collectif a décidé de s’associer au collectif « Grenoble Nouvel Air »

Il y va de l’intérêt de Grenoble mais également de l’ensemble de nos territoires.

Soyons ambitieux pour notre ville et son agglomération ; faisons ensemble que cet exemple Grenoblois serve au-delà de nos frontières communales ; c'est un devoir pour nous d'avancer dans cette voie.

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