En plus d’une parole publique abîmée par les incohérences multiples de ces dernières semaines, le taux d’abstention historique de ce premier tour des municipales, a hypothéqué plus que jamais le bien-fondé de ce scrutin, la sincérité de ce vote et donc la légitimité des élu.e.s. du premier, comme celles et ceux d’un futur second tour.

abstention.png Modestes ou de territoires plus vastes, les mairies des communes de France ont en commun d’être à la fois un étendard de la République et un trait d’union entre les citoyen.ne.s et l’État.

Réduire ces élections, dans la précipitation, à une simple formalité administrative, participerait encore un peu plus à la dégradation d’un scrutin qui reste, aux yeux des français, l’un des plus important avec l’élection présidentielle.

Et c’est encore plus vrai à Grenoble, quand on constate qu’un vrai vote de classe s’est exprimé dans les quartiers les plus aisés, pendant que le sud s’abstenait massivement.‬

La participation aux élections subit une érosion constante et continue. Logiquement, une forte abstention devrait invalider une élection.

Mais il n’en est rien.

L’issu d’un scrutin se joue bien quel que soit le nombre de votants, parce que dans les scrutins publics en France, il n'y a pas de quorum requis, comme pour une Assemblée Générale d’association ou d’entreprise.

Si certains théoriciens affirment que l’abstention, même majoritaire, n’aurait pas d’effet sur le résultat d’un scrutin, certains pays ont décidé de se mobiliser ; en Belgique par exemple, la participation aux élections avoisine les 90%, parce que le vote y est obligatoire, et parce qu’on y risque une amende de 30 à 60 euros pour une absence au bureau de vote.

À l’époque, François De Rugy s’y était attelé ; n’est-ce pas le moment d’y repenser, ou cela arrange tout ce monde ?

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